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       accueil >> école et cinéma >> archives >> Année 2006 / 2007

 
      Edward aux mains d'argent
 

Un film de Tim Burton – Etats-Unis- 1990 – 107 min.

Avec Johnny Depp, Winona Rider, Diane Wiest, Anthony Michael Hall, Vncent Price…

Synopsis :

Edward Scissorhands n'est pas un garçon ordinaire. Création d'un inventeur, il a reçu un coeur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d'avoir pu terminer son oeuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal et des instruments tranchants en guise de doigts. Lorsque Peg Boggs, représentante en cosmétiques au grand coeur, le découvre seul, dans son étrange château gothique, elle décide de le ramener chez elle et lui offre une vraie place dans sa famille.
Très vite Edward devient l’attraction de la petite ville, ses mains ciseaux lui confèrent en effet des talents de sculpteurs, tondeurs de chiens, coiffeurs… Pourtant, jalousie et peur de la différence vont très vite semer le trouble…


 
 

Le réalisateur :

Réalisateur américain, Tim Burton a grandi à Burbank en Californie. Bien qu'il aspire à devenir acteur, Tim Burton, au sortir du Cal Arts Institute, rejoint l'équipe d'animation des studios Disney où il travaille notamment sur Taram et le chaudron magique. C'est là que germe son idée de l'Etrange Noël de Monsieur Jack qui verra le jour bien plus tard. Il fait ses débuts de réalisateur avec un court métrage d'animation intitulé Vincent. Il quitte les studios Disney et se lance dans la réalisation de son premier long métrage, Pee Wee's Big Adventure (1985) mettant en scène cette fois-ci de véritables personnages. Suivent Beetlejuice (1988), Batman (1989), Edward aux mains d'argent (1990), Batman 2, le défi (1992), L'Etrange Noël de Monsieur Jack, film d'animation (1993), Ed Wood (1994), Mars Attacks! (1997), Sleepy Hollow (1999), La Planète des singes (2001), Big Fish (2003), Charlie et la chocolaterie et Les Noces Funèbres (2005), qui composent l'oeuvre d'un cinéaste de talent, à l'imagination sans limite et à l'univers très personnel.


 
 

Séance de prévisionnement :

Mercredi 8 novembre dès 10h00 – Cinéma La Strada – Decazeville

Projection du film en présence de M. Pascal Josse : sculpteur spécialisé depuis 1987 dans la création de décors et d’effets spéciaux pour le cinéma, il s’installe jusqu’en 1994 dans les Studios de la Victorine à Nice. Il crée en 1998 les ateliers Adess, près de Réquista en Aveyron, pour pouvoir répondre à des projets plus volumineux et permanents, en particulier destinés au monde des musées.

Son intervention abordera la question du décor au cinéma et dans la production audiovisuelle : « l’envers du décor » ainsi que le travail de Tim Burton…le décor tenant une place prépondérante dans l’univers burtonien et venant à l’appui des messages de ses films.


 
 

Liens :

Pour trouver des pistes de travail sur les films:

- Le site du CRAC
- Le Site Ecole et Cinéma Aveyron (en construction)


 
      Le Cirque
 

Un film de Charles Chaplin – Etats-Unis – 1928 – 70min.- Noir et Blanc – muet

Avec Charles Chaplin, Merna Kennedy, Allan Garcia, Harry Crocker…

Synopsis :


Dans une fête foraine, Charlot le vagabond est poursuivi par un policier qui le prend pour un voleur. Pour lui échapper, il rentre dans un cirque et perturbe un numéro de clown suscitant le rire et l’enthousiasme du public endormi. Le patron lui propose de faire des essais qui s’avèrent peu convaincants. Un concours de circonstances le fait quand même engager comme « assistant » dans les coulisses et très vite, le patron du cirque se rend compte que Charlot provoque l’hilarité du public par inadvertance, sans s’apercevoir que sa gaucherie est un atout. Engagé et sous-payé pour faire un numéro, Charlot s’éprend de la fille du patron, l’écuyère Merna battue par son père. Amour malheureusemet non réciproque puisque la jeune Merna s’éprend, elle, du nouveau funambule de la troupe, Rex…


 
 

Le réalisateur :

Charles Spencer Chaplin est né à Londres le 16 avril 1889. Ses parents, Charles et Hannah, tous deux artistes de music- hall, se séparent avant ses trois ans. Mme Chaplin élève seule Charles et son demi- frère aîné Sydney, enfant illégitime, malgré sa santé défaillante (elle a fini par être internée en hôpital psychiatrique). Vivant la plupart du temps dans des conditions d’extrême pauvreté, les deux garçons passent le plus clair de leur petite enfance dans des institutions pour jeunes indigents.
À dix ans, cependant, Charles débute sa carrière professionnelle dans une troupe d’enfants danseurs de claquettes. Pendant plusieurs années, il joue le petit groom Billy dans la pièce Sherlock Holmes, apparaissant même dans ce rôle dans un théâtre du West End, à Londres. D’autres emplois dans le music- hall finissent par aboutir à son recrutement dans la troupe de Fred Karno, le plus grand imprésario britannique de spectacles de cabaret. Les talents comiques exceptionnels de Chaplin en font très vite la star de la compagnie Karno. Fin 1913, lors d’une tournée dans les music- halls américains, il est remarqué par Mack Sennett et engagé par la Keystone Comedy Company à Hollywood. C’est le début d’une longue série de courts et de moyens métrages. Il crée alors le costume et le maquillage qui vont le rendre célèbre ; en l’espace d’une année, il a pris le chemin d’une gloire et d’une affection internationales, telles qu’aucun autre comédien n’en a jamais connu.

Rapidement, il passe d’une compagnie à une autre, avec un salaire qui n’en finit pas de grimper, toujours en quête d’une plus grande autonomie créative. En 1918, il monte son propre studio et en 1919 il est cofondateur, avec Douglas Fairbanks, Mary Pickford et D. W. Griffith, de United Artists (les Artistes Associés), une maison de distribution indépendante. Avec des chefs- d’oeuvre comme L’émigrant, Charlot soldat, The Kid ou La ruée vers l’or, Chaplin apporte une nouvelle dimension à la comédie, pas seulement par les talents extraordinaires de son jeu d’acteur ou de sa créativité burlesque, mais aussi dans le domaine de l’étude de caractère, de l’émotion et de la satire sociale présentes dans ses films.

Tandis qu'il travaille sur Le Cirque (1928) et règle ses déboires conjugaux avec Lita Grey (mère de ses deux enfants Charles Junior et Sydney Spencer Chaplin)qui alimentent la presse de l'époque, le cinéma connaît la révolution du parlant. Chaplin, qui avait élevé l'art de la pantomime à son degré maximum, accepte pour son prochain film (Les Lumières de la ville, 1931) de mettre de la musique et des effets sonores, mais ne se détourne pas de son projet initial de film muet. Le grand maître du cinéma muet résiste au parlant. Pour Les Temps modernes (1936), il enregistre quelques scènes dialoguées puis se ravise, faisant de cette œuvre le dernier film muet, où l’hybridation sonore et musicale du film s’inscrit dans une réflexion politique de la voix. Ce sera tourné, l'ultime apparition à l'écran de Charlot le vagabond.

Charlie après Charlot, ne peut plus ignorer le cinéma parlant. Avec Le dictateur en 1940,il s'insurge contre la tyrannie bouffonne qui envenime l'Europe et prouve qu’il peut manier le son et la parole à la perfection. Chaplin a connu une dévotion universelle quasi unique ; mais dans la paranoïa ambiante des États- Unis d’après- guerre, il est la cible de attaques répétées d’une droite américaine qui le soupçonne pour ses positions radicales. Le FBI, sous la direction de son célèbre patron J. Edgar Hoover, orchestre contre lui à grand renfort de publicité un procès en reconnaissance de paternité qui érode encore davantage sa popularité. En 1952, Chaplin choisit d’établir sa résidence permanente en Suisse plutôt que de continuer à se battre contre les États- Unis. Il réalise deux autres films en Europe, publie deux livres autobiographiques et continue à écrire des scénarios et à composer de nouvelles partitions musicales pour ses anciens films muets pratiquement jusqu’à sa mort, dans la nuit de Noël 1977.
Sources : www.charles-chaplin.net
www.charliechaplin.com

Filmographie: allociné


 
 

Séance de prévisionnement

Mercredi 31 janvier- dès 10h00 – Cinéma Le Royal à Rodez
Projection du film pour les enseignants en présence de Cécile Giraud:

Cécile Giraud est rédactrice en chef de la revue en ligne www.objectif-cinema.com. Universitaire et critique, elle poursuit une thèse de doctorat autour du travestissement dans le cinéma américain. Elle collabore à différentes revues : Bref, le magazine du court-métrage, Cinémaction, La voix du regard...
Elle fait par ailleurs partie du comité de sélection court-métrage de la Semaine de la Critique du Festival de Cannes, et intervient dans le cadre de festivals, d'écoles, et du dispositif Ecole et Cinéma.

Elle interviendra dans le cadre de ce prévisionnement pour parler du personnage de Charlot et du rôle de la pantomime dans les films de Chaplin et dans le cinéma burlesque en général.



 
 

Liens

Site CRAC Vendome
Site Chaplin France 5
Site Ecole et cinéma Aveyron ( en construction)
Voir aussi les sites officiels relevés plus haut.


 
      Le roi et l'oiseau
 

Un film de Paul Grimault – France – 1979 – 87 minutes – dessin animé- couleurs.

Synopsis :

Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize règne en tyran sur le royaume de Takicardie. Il malmène la famille de l'Oiseau - brillant parleur au plumage coloré, et narrateur de cette histoire - et fait disparaître dans des trappes tous ceux qui lui déplaisent. Une nuit, dans la chambre du Roi, trois tableaux - le sien et ceux d'une charmante Bergère et d'un Petit Ramoneur - s'animent et prennent vie. La Bergère et le Ramoneur s'aiment, mais le Roi du tableau a juré d'épouser la Bergère avant minuit.
Juste avant l'heure fatidique, les deux amoureux s'enfuient par la cheminée. Le "vrai" Roi s'éveille, mais il est vite éliminé par le Roi du tableau, qui lance toute la police du Royaume à la poursuite des fuyards. Mais ceux-ci sont aidés par l'Oiseau, qui a plus d'un tour dans sa poche… Cependant, un gigantesque Robot, au service du Roi, capture le trio alors qu'il a réussi à atteindre la ville basse…


 
 

Grimault, Prévert, Wojcieh Kilar :

Paul Grimault: réalisateur,scénariste
Né le 23 mars 1905 à Neuilly.
Études à l'École des arts appliqués. Débuts dans la décoration à l'atelier d'art Pomone et dans la publicité à l'agence Damour où il fait la connaissance de Jean Anouilh et de Jean Aurenche. Avec celui-ci, il réalise des films publicitaires humoristiques, avec la collaboration de Marcel Carné, Max Ernst, Roger Blin, J.B. Brunius, etc. Ces deux derniers sont comme lui membres du Groupe Octobre qu'anime Jacques Prévert.
C'est Pierre Prévert qui suggère à Grimault de réaliser des dessins animés, lequel s'associe avec André Sarrut pour fonder en 1936 " Les Gémeaux". Leurs premiers films de commande font apparaître, outre un talent original, une capacité d'organisation du travail en équipe dont le dessin animé français était dépourvu auparavant. L'oeuvre de Paul Grimault sera souvent inspirée par les luttes et les espérances des années 30 et opposera la volonté dominatrice des puissants et des exploiteurs à la vulnérabilité des opprimés et des pauvres.
Il saura amener au film d'animation des auteurs éminents comme Jean Aurenche (LE MARCHAND DES NOTES, L'ÉPOUVANTAIL, LE VOLEUR DE PARATONNERRES), Roger Leenhardt (LA FLÛTE MAGIQUE) et Jacques Prévert (LE PETIT SOLDAT, LA BERGÈRE ET LE RAMONEUR, LA FAIM DANS LE MONDE, LE DIAMANT, LE CHIEN MÉLOMANE) pour les scénarios, Jean Wiener, Roger Desormière, Marcel Delannoy et Joseph Kosma pour la musique. L'essor des " Gémeaux " et la maîtrise de Grimault justifieront, dès 1945, le projet du premier dessin animé français de long métrage et sa mise en oeuvre en 1950. Une centaine de collaborateurs seront associés à la réalisation de LA BERGÈRE ET LE RAMONEUR d'après Andersen, qui sera l'occasion de former les futurs cadres de l'animation française. Un différent opposera Sarrut à Grimault et Prévert qui seront dépossédés de leur droit de regard sur l'achèvement du film qui sortira en 1952 dans une version incomplète que désavoueront ses auteurs. Grimault s'emploiera pendant de longues années à reconquérir ses droits et à réunir les moyens nécessaires pour achever le film. C'est seulement en 1977 qu'il pourra entreprendre de terminer son grand-oeuvre qui aura pour titre LE ROI ET L'OISEAU dans sa version définitive.
Dans l'intervalle, Grimault avait fondé sa propre société de production pour réaliser deux nouveaux courts métrages (LE DIAMANT et LE CHIEN MÉLOMANE) et favoriser l'éclosion de talents nouveaux comme ceux de Jacques Colombat, Jean-François Laguionie, Émile Bourget et Ihab Shaker. L'art de Paul Grimault - les somptueuses perspectives de ses décors de films, la dynamique très personnelle des mouvements des personnages, une thématique poético-subversive -, son apport au renouveau d'un genre cinématographique qui se sclérosait, son refus des abandons, justifient qu'on le considère comme le fondateur de l'École française du dessin animé moderne.

C'est aussi un illustrateur délicat et, à l'occasion, un décorateur de théâtre dont les débuts remontent à l'avant-guerre quand il participait aux spectacles du " Rideau de Paris". Il est l'auteur des décors de " Petit Claus et le Grand Claus " (1964), film T.V. de Pierre Prévert.
sources : le site officiel

Filmographie:
1937 Phénomènes électriques
1939 Go s’envole
1941 Les Passagers de la grande Ourse
1942 Le Marchand de notes
1943 L’Épouvantail
1943 Le petit Soldat
1945 Le Voleur de paratonnerres
1946 La Flûte magique
1952 La Bergère et le Ramoneur
1958 La Faim dans le monde
1969 Le Diamant
1973 Le Chien mélomane
1980 Le Roi et l’Oiseau


 
 

Grimault, Prévert, Wojcieh Kilar :

Paul Grimault: réalisateur,scénariste
Né le 23 mars 1905 à Neuilly.
Études à l'École des arts appliqués. Débuts dans la décoration à l'atelier d'art Pomone et dans la publicité à l'agence Damour où il fait la connaissance de Jean Anouilh et de Jean Aurenche. Avec celui-ci, il réalise des films publicitaires humoristiques, avec la collaboration de Marcel Carné, Max Ernst, Roger Blin, J.B. Brunius, etc. Ces deux derniers sont comme lui membres du Groupe Octobre qu'anime Jacques Prévert.
C'est Pierre Prévert qui suggère à Grimault de réaliser des dessins animés, lequel s'associe avec André Sarrut pour fonder en 1936 " Les Gémeaux". Leurs premiers films de commande font apparaître, outre un talent original, une capacité d'organisation du travail en équipe dont le dessin animé français était dépourvu auparavant. L'oeuvre de Paul Grimault sera souvent inspirée par les luttes et les espérances des années 30 et opposera la volonté dominatrice des puissants et des exploiteurs à la vulnérabilité des opprimés et des pauvres.
Il saura amener au film d'animation des auteurs éminents comme Jean Aurenche (LE MARCHAND DES NOTES, L'ÉPOUVANTAIL, LE VOLEUR DE PARATONNERRES), Roger Leenhardt (LA FLÛTE MAGIQUE) et Jacques Prévert (LE PETIT SOLDAT, LA BERGÈRE ET LE RAMONEUR, LA FAIM DANS LE MONDE, LE DIAMANT, LE CHIEN MÉLOMANE) pour les scénarios, Jean Wiener, Roger Desormière, Marcel Delannoy et Joseph Kosma pour la musique. L'essor des " Gémeaux " et la maîtrise de Grimault justifieront, dès 1945, le projet du premier dessin animé français de long métrage et sa mise en oeuvre en 1950. Une centaine de collaborateurs seront associés à la réalisation de LA BERGÈRE ET LE RAMONEUR d'après Andersen, qui sera l'occasion de former les futurs cadres de l'animation française. Un différent opposera Sarrut à Grimault et Prévert qui seront dépossédés de leur droit de regard sur l'achèvement du film qui sortira en 1952 dans une version incomplète que désavoueront ses auteurs. Grimault s'emploiera pendant de longues années à reconquérir ses droits et à réunir les moyens nécessaires pour achever le film. C'est seulement en 1977 qu'il pourra entreprendre de terminer son grand-oeuvre qui aura pour titre LE ROI ET L'OISEAU dans sa version définitive.
Dans l'intervalle, Grimault avait fondé sa propre société de production pour réaliser deux nouveaux courts métrages (LE DIAMANT et LE CHIEN MÉLOMANE) et favoriser l'éclosion de talents nouveaux comme ceux de Jacques Colombat, Jean-François Laguionie, Émile Bourget et Ihab Shaker. L'art de Paul Grimault - les somptueuses perspectives de ses décors de films, la dynamique très personnelle des mouvements des personnages, une thématique poético-subversive -, son apport au renouveau d'un genre cinématographique qui se sclérosait, son refus des abandons, justifient qu'on le considère comme le fondateur de l'École française du dessin animé moderne.

C'est aussi un illustrateur délicat et, à l'occasion, un décorateur de théâtre dont les débuts remontent à l'avant-guerre quand il participait aux spectacles du " Rideau de Paris". Il est l'auteur des décors de " Petit Claus et le Grand Claus " (1964), film T.V. de Pierre Prévert.
sources : le site officiel

Filmographie:
1937 Phénomènes électriques
1939 Go s’envole
1941 Les Passagers de la grande Ourse
1942 Le Marchand de notes
1943 L’Épouvantail
1943 Le petit Soldat
1945 Le Voleur de paratonnerres
1946 La Flûte magique
1952 La Bergère et le Ramoneur
1958 La Faim dans le monde
1969 Le Diamant
1973 Le Chien mélomane
1980 Le Roi et l’Oiseau


 
 

Jacques Prévert, scénariste
Tout au long de sa carrière, Jacques Prévert marque le cinéma français de sa poésie et de sa cocasserie verbale.
Il écrit son premier scénario pour son frère Pierre, L'affaire est dans le sac (1932), réussite singulière d'une féérie burlesque demeurée isolée dans la production française. Jean Renoir (Le crime de M. Lange, 1935) est avec Jean Grémillon (Remorques, 1939 et Lumière d'été, 1942) un des réalisateurs qui restitue le mieux la dimension charnelle et optimiste des scénarios du poète. La rencontre de ce dernier avec Marcel Carné au groupe Octobre marque le début d'une longue collaboration entre les deux hommes. Après Jenny (1936), Drôle de drame (1937), Quai des brumes (1938), adaptation du roman de Pierre Mac Orlan, le duo connaît son apogée en 1943 avec Les enfants du paradis. Après 1948, Jacques Prévert se consacre à des dessins animés et à des films pour enfants, qui, quels que soient leurs mérites respectifs, édulcorent l'univers du poète.
Eclectique, Jacques Prévert collabore au cinéma d'animation avec Paul Grimault pour Le petit soldat (1947). Entre Jacques Prévert et Paul Grimault, il n’y a pas eu seulement une rencontre occasionnelle, mais une compréhension, une entente, une collaboration parfaites.
C'est ensemble qu'ils travaillent sur La bergère et le ramoneur (1948), premier long métrage français d'animation en couleurs, mais, écartés du projet par le producteur, ils désapprouvent la version finale de ce film.La version voulue par les auteurs ne sortira qu'en 1980 sous le titre Le Roi et l'oiseau.


 
 

Wojciech Kilar, compositeur

Wojciech Kilar est avant tout un compositeur de musique symphonique. Ses oeuvres ont été jouées par les plus grands orchestres du monde : Cleveland, Philadelphie, New-York, Glasgow, Paris, Bucarest, Caracas, Munich, Cologne, Düsseldorf, Ljubljana…

En outre, il est l’auteur de plus de cent cinquante musiques de films et d’émissions de télévision,parmi lesquelles :
- La Terre de la Grande Promesse, La Ligne d’Ombre, Andrzej Wajda
- Camouflage, Illumination…, Krzystof Zanussi
Une dizaine de films ouest-allemands (dont David de Peter Lilienthal).
- Le Roi et l’Oiseau, La Table tournante, Paul Grimault
- Portrait of a lady, Jane Campion
- Dracula, Francis Ford Coppola,
- Le Pianiste, Roman Polanski


«Sur Le Roi et l’Oiseau, la méthode de travail a été simple : il y a d’abord eu une première séance d’enregistrement avec quelques courts play-back (Le Petit Clown, La Marche Nuptiale), sur lesquels Grimault a conçu l’animation des séquences correspondantes. Puis, une fois le film terminé, j’ai enregistré la partition proprement dite. Paradoxalement, Paul et moi n’avons jamais parlé de musique. Je ne lui ai jamais soumis une seule maquette… A aucun moment, il m’a dit : Je souhaite tel type de musique, tel type d’orchestration… Il m’a simplement laissé ressentir le film de l’intérieur… Ce qui était la meilleure solution car, quoiqu’il arrive, les images du Roi et l’Oiseau appelaient d’elles-mêmes un certain climat, une certaine forme de musique. Le plus incroyable, c’est que Paul n’est même pas venu à l’enregistrement en Pologne ! Il a intégralement découvert ma partition à Paris, une fois celle-ci mise en boîte avec l’Orchestre National de la Radio Polonaise. Pour l’unique fois de ma carrière, j’ai travaillé avec un metteur en scène dont la philosophie était la suivante : Je connais mon compositeur humainement et artistiquement. Ça me suffit pour le laisser complètement libre, pour lui faire entièrement confiance.»
Extrait d'une interview réalisée par Stéphane Lerouge


 
 

Séance de prévisionnement

Mercredi 25 avril 2007 – dès 10h00 – Cinéma Les Lumières de la ville Millau

Projection du film aux enseignants en présence de l’association Cumulo Nimbus , association toulousaine spécialisée en cinéma d’animation ( ateliers, réalisations…).
Les animateurs proposeront une journée de travail sur le cinéma d’animation et ses techniques :

Matin :
Petit voyage au temps du pré-cinéma : En nous appuyant sur une petite malette pédagogique réalisée par nos soins, présentation de différents jeux optiques (ancêtre du dessin animé) et de leur inventeurs : nous montrerons comment une suite d’images fixe peut produire l’illusion du mouvement cinématographique et laisserons aux enseignants des fiches techniques pour réaliser certain de ces jouets avec leurs élèves ( thaumatropes, flip book, zootropes…).

Présentation de l’histoire du cinéma d’animation, des différentes techniques et de quelques réalisateurs en s’appuyant sur le visionnage de quelques court-métrages.

Après-midi :
Atelier pratique, démonstration à l’aide de caméras de quelques techniques du cinéma d’animation (pâte à modeler, sable, papier découpé, tableau noir, pixilation, animation d’objets…)
Nous proposerons ensuite quelques pistes aux enseignants pour l’élaboration d’un projet avec leurs classes(présentation des différentes étapes et du processus de la réalisation d’un film d’animation).


 
 

Liens

Site officiel Paul Grimault
Site Objectif Cinéma
Site Ecole et cinéma Aveyron ( en construction




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