| | Goshu le violoncelliste est tiré d'une nouvelle d'un roman de Kenji Miyazawa, poète japonais et auteur de contes pour enfants du début du XXème siècle. Le long métrage d'animation d'Isao Takahata, est créé en 1981 et a reçu le Prix Noburo Ofuji, récompense reconnaissant la maîtrise technique dans le domaine de l'animation japonaise.
Interview de Isao Takahata :
"Gauche, ce violoncelliste maladroit, nous rappelle nos souvenirs de jeunesse, marqués par le repli sur soi et un complexe d'infériorité, doublés d'une sensibilité exacerbée, d'une fierté extrêmement susceptible, et d'autre part un reflet des jeunes gens que l'on voit aujourd'hui, souffrant d'une timidité maladive à l'égard d'autrui. Ici, les animaux assurent pour Gauche le rôle inestimable d'une ouverture chaleureuse pour tout son être intérieur ... vu que la musique est l'arme absolue pour relier le cœur des hommes entre eux. C'est une œuvre sur la jeunesse, c'est pourquoi nous souhaitons et espérons vivement que les écoliers, collégiens et lycéens, et les jeunes gens qui luttent durement pour s'éloigner de leurs parents, c'est-à-dire conquérir leur autonomie, voudront le voir également." -Isao Takahata-
Vingt ans après sa sortie au Japon, Goshu le violoncelliste y est encore régulièrement projeté. Il sert également de support pédagogique dans de nombreuses écoles de musique pour enfants.
On rencontre notamment dans le film le tanuki (en français "chien viverrin"). Il s'agit d'un animal ressemblant au raton-laveur, réel, mais à la connotation mystique, et très populaire au Japon. On le trouve dans de nombreux autres long-métrages et Takahata lui consacre entièrement le film Pompoko .
À noter que Miyazaki, son confrère du Studio Ghibli traite aussi du sujet dans Princesse Mononoke : mononoke désignant dans le folklore japonais, les différentes formes d'un esprit magique polymorphe que sont kitsune (le renard), tanuki (chien viverrin) et tengu (dieu mineur à l'apparence de corbeau). |