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>> école et cinéma >> les films de cette année >> Goshu et le violonceliste
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| Goshu le violoncelliste (Serohiki no Goshu) | | | Réalisateur : Isao TAKAHATA
Pays : Japon
Année de sortie : 1981, réédité en France en 2001
Synopsis
Goshu (prononcé "gauche" au Japon) est un violoncelliste maladroit et timide qui souhaite égaler un jour son modèle : Ludwig van Beethoven. Souvent blâmé par le chef d'orchestre, il décide de s'entraîner sérieusement en vue d'un grand concert. Mais en dépit de sa persévérance, il ne fait pas de progrès fulgurants. Heureusement, il va être aidé par la visite d'une succession d'animaux : un chat, un coucou, une souris des champs et un tanuki.
Le chat provocateur, insolent et chapardeur révèlera à Goshu sa faculté d'exprimer sa colère. L'oiseau chantant son fameux "coucou" sur deux notes dont Goshu tentera de multiples variations ; c'est l'apprentissage du rythme. La souris suppliera Goshu de jouer pour la guérison de son souriceau malade ; c'est l'occasion d'exprimer sa compassion et sa générosité. Enfin, grâce à la gentillesse et à l'application du tanuki, Goshu s'ouvrira à la complicité dans le rythme. Ces animaux auront tous contribué, par l'échange, à l'apprentissage intime du jeune héros.
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| Autour du film... | | | Goshu le violoncelliste est tiré d'une nouvelle d'un roman de Kenji Miyazawa, poète japonais et auteur de contes pour enfants du début du XXème siècle. Le long métrage d'animation d'Isao Takahata, est créé en 1981 et a reçu le Prix Noburo Ofuji, récompense reconnaissant la maîtrise technique dans le domaine de l'animation japonaise.
Interview de Isao Takahata :
"Gauche, ce violoncelliste maladroit, nous rappelle nos souvenirs de jeunesse, marqués par le repli sur soi et un complexe d'infériorité, doublés d'une sensibilité exacerbée, d'une fierté extrêmement susceptible, et d'autre part un reflet des jeunes gens que l'on voit aujourd'hui, souffrant d'une timidité maladive à l'égard d'autrui. Ici, les animaux assurent pour Gauche le rôle inestimable d'une ouverture chaleureuse pour tout son être intérieur ... vu que la musique est l'arme absolue pour relier le cœur des hommes entre eux. C'est une œuvre sur la jeunesse, c'est pourquoi nous souhaitons et espérons vivement que les écoliers, collégiens et lycéens, et les jeunes gens qui luttent durement pour s'éloigner de leurs parents, c'est-à-dire conquérir leur autonomie, voudront le voir également." -Isao Takahata-
Vingt ans après sa sortie au Japon, Goshu le violoncelliste y est encore régulièrement projeté. Il sert également de support pédagogique dans de nombreuses écoles de musique pour enfants.
On rencontre notamment dans le film le tanuki (en français "chien viverrin"). Il s'agit d'un animal ressemblant au raton-laveur, réel, mais à la connotation mystique, et très populaire au Japon. On le trouve dans de nombreux autres long-métrages et Takahata lui consacre entièrement le film Pompoko .
À noter que Miyazaki, son confrère du Studio Ghibli traite aussi du sujet dans Princesse Mononoke : mononoke désignant dans le folklore japonais, les différentes formes d'un esprit magique polymorphe que sont kitsune (le renard), tanuki (chien viverrin) et tengu (dieu mineur à l'apparence de corbeau). |
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