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Balades,
flâneries, rencontres d’artistes,
cheminements…
Choisissez
vos chemins de traverse,
à
la découverte des propositions du programme.
Itinéraire
« Art et cinéma » ,
le cinéma, non comme extérieur
à
l’objet filmé et simple témoin, qui
filmerait des œuvres ou bien des artistes,
mais le cinéma comme œuvre conjuguée
à d’autres disciplines artistiques, toutes
en jeu dans le même processus de création.
Ø
Arpentez
et découvrez
Pedro Costa et les
Straub, avec Cyril Neyrat.
Pourquoi
Pedro Costa et Danielle Huillet et Jean-Marie Straub ? Parce
que ce couple
mythique de cinéastes et Pedro Costa pratiquent des
cinémas qui se ressemblent.
Leur geste filmique, plonge tous les protagonistes - filmeur,
filmé et
spectateur- dans un vrai processus de création. Personne
n’est objet et chacun
possède la claire conscience de son implication dans ce
processus. Le spectateur,
lui, est responsable de ce qu’il découvre, de sa
propre mise en jeu/je par le
film…
Voyez
« Ne change rien »
né de l’amitié entre Jeanne Balibar et
Pedro Costa, et tout de suite après, « Chronique
d’Anna Magdalena
Bach » des Straub. La musique, plus que le
sujet, est la matière du
film. L’image, en noir et blanc, dans des décors
dépouillés, des plans serrés
ne montrant que le nécessaire, est en parfait accord avec la
musique de Bach,
musicien de cour dans l’Allemagne du XVIIIème
siècle.
Voyez
aussi « Dans la chambre de
Wanda » et « En
avant
jeunesse », deux documentaires
où les filmés recréent
leur propre rôle. Pedro Costa sera là et son ami
et critique de cinéma Cyril Neyrat aussi, qui nous
accompagneront dans la
découverte !
Ø
Littérature ?
Peinture ? Chorégraphie ?
Musique ? Opéra ?
« Jules
et Jim » : François
Truffaut a « adapté »
(est-ce bien le mot ?) le premier
roman de
Henri-Pierre Roché, écrit alors
qu’il avait 74 ans.... Truffaut,
avant de faire des films, était un critique
polémiste. Il avait, entre autre,
fustigé cette forme d’adaptation
d’œuvres littéraires à
l’écran, qui consiste à
écrire un scénario de pièce de
théâtre et à filmer. Pour
« Jules et
Jim », il travaillera plus d’un an avec Jean
Gruault, un scénariste, avec l’objectif de rester
complètement fidèle au rythme
et à l’écriture du récit de
Henri-Pierre Roché dont il admirait le style,
qu’il
comparait à celui de Jean Cocteau. Cyril Neyrat,
chargé de
cours à l'université Paris III-Sorbonne Nouvelle,
nous
accompagnera dans l’analyse de cette
« adaptation ».
« Pierre
Talcoat : atelier ouvert » suivi
de « Pierre Soulages :
été 86 » : Michel
Dieuzaide,
amateur, collectionneur d’œuvres d’art et
.cinéaste discret, respectueux de
ceux qu’il donne à voir, nous fait rencontrer le
peintre. Le réalisateur sera
là, ainsi que Benoît Decron,
conservateur du musée Soulages de Rodez. Un
conservateur de musée est, aussi,
engagé dans un processus de
création quand il met en scène, dans un lieu, les
œuvres à exposer.
« The
Red
schoes » puis les films de et
autour de Jackie Raynal, « Merce
Cunningham » et
« Fun
and game for everyone » nous parleront de
danse, chorégraphie, et du
groupe Zanzibar qui savait, entre 1965 et 1975, conjuguer sur un
même évènement
bien des disciplines artistiques et conviait Jean Cocteau, Salvador Dali, Philippe Garel,
Bernadette Laffont…
Vous les verrez dans « Fun and
Game… » !
Pour ces deux derniers films, carte
blanche de la
Cinémathèque de Toulouse, nous aurons le plaisir
d’accueillir Jackie
Raynal sur
un « Métier
de cinéma » animé
par Natacha
Laurent, déléguée
générale de la Cinémathèque.
« One+one » En 1969 (même
période), Jean-luc Godard filme des
scènes de
contestations politiques avec des membres des Black Panthers,
montées en
parallèle avec des séances d'enregistrement des
Rolling Stones. L’originalité du montage restitue les
réalités de la composition de la
musique rock et nous fait entrer dans
la
musique au travail, en pleine création.
Dans
« Tosca »,
dès les premières séquences,
Benoît Jacquot affirme
sa liberté de ton, et renouvelle totalement les modes de
l’opéra filmé…Il met
au cœur de son film, le travail des interprètes
qu’il donne à voir, avec une
sobriété…éclatante !
L’émotion surgit, bouleversante,
conquérante !
Itinéraire
« migrations » Emboîtez
le pas de ces migrants qui se
racontent (documentaires), entrez dans des histoires
(fictions)
pour des voyages :
« La
traversée » : Chaque été,
ils sont nombreux à transiter par la mer
entre la France et l’Algérie... Le temps
d’une traversée,
des portraits dressés par la rencontre entre
la réalisatrice, Elisabeth Leuvrey (dont la famille est
restée en Algérie après
l’indépendance),
et les passagers disent
des vies, des appartenances en question. Le cheminement de la
réalisatrice vers
elle-même est sous jacent discret, beau … Elle est
sur le seuil de deux
cultures…
« Phalènes » Un huis clos en plein air entre
deux mondes. Deux hommes, la
quarantaine, rêvent d’un ailleurs qu’ils
se préparent à atteindre. Ce soir là,
n’est donc pas comme les autres. Dans la nuit, dans
l’attente, ils se racontent
leur vie, leurs rêves…
« Les
arrivants » : Claudine
Bories et Patrice Chagnard font de leur documentaire une histoire
d’humanisme,
devenue épopée captivante, ou
l’absurde,
le loufoque, la
comédie enfin,
fleurissent comme par effraction,
entre
les murs gris d’un organisme parisien d'aide aux victimes de
persécutions,
venues du monde entier.
Le film est loin
d’être
une ode simplette à la
compassion
et au dévouement ! ! !
« Mouton
noir » : Thomas Mauceri, le
réalisateur, est né ulotriche (avec
le cheveu crépu). Il décide
de questionner son métissage. Du
village
breton de son arrière grand-mère, au Congo,
pays d’origine de son père,
en visitant quatre salons de coiffure, Thomas nous entraîne
dans un voyage
capillaire. Sujet futile direz-vous ? Et bien non !!!
Sur le seuil il
se trouve aussi !
« Dans
la
chambre de Vanda » et « En
avant jeunesse » parlent aussi de
migrations. Pedro Costa a séjourné
dans le quartier de
Fontainhas dans la banlieue de Lisbonne, pendant le tournage
de
« Dans la chambre de Vanda ».
Là, vivent des migrants capverdiens.
Quand il y revient pour tourner « En avant
jeunesse », le quartier
est entièrement démoli et ses habitants, que
l’on retrouve,
« relogés »…
Autre chemin de
traverse : les avant-premières
Deux
avant-premières et une reprise d’un film
d’un des
deux auteurs.
Dans « Chantrapas
» (présenté à Cannes hors
compétition) visiblement, Otar Iosseliani se
régale avec humour et dérision et sur un mode
burlesque, fait de comique de situation, dans une comédie
ouvertement autobiographique où Pierre Etaix, disciple du
maître Jacques Tati lui donne la réplique
! Otar Iosseliani pose la question du processus de
création soumis aux aléas de la censure. Censure
politique, mais aussi, censure des producteurs plus souvent
attachés à la perspective de bonnes recettes
qu’à la qualité artistique
d’une œuvre…
« Un homme qui
crie », du Tchadien Mahamat Saleh Haroun,
tourné au coeur d'un
pays dévasté par la guerre civile, raconte la
relation entre un père et un fils
en plein conflit. Avec sa mise en scène
épurée, frontale et presque rugueuse,
le film est une fable intemporelle et universelle sublime.
Prix du jury à
Cannes
Voyez « Daratt »
du même auteur tout
de suite après ! L’histoire,
tournée en 2006, après l’amnistie de
tous les
criminels de guerre, d’un grand père qui confie
une drôle de mission à son
petit-fils : tuer celui qui à tué son
propre fils.
Les rendez-vous
habituels
La nuit du court métrage qui propose, en
première partie, un clin
d’œil à la comédie
musicale : thématique principale oblige !
Le dimanche après midi en
famille
« L’illusionniste »
du
même auteur que « Les triplettes
de
Belleville » et à partir
d’un scénario inédit de Jacques Tati.
Quel
plaisir pour les petits et les grands ! En famille !
Je vous dis…
« Mafalda » adaptation
cinématographique de la bande dessinée du
même nom. Une
plongée dans l’univers des plus petits et leurs
interrogations !!!Alors
les parents…
Le
film d’atelier, « Portraits
de femmes paysannes aveyronnaises », réalisé
par les étudiants du lycée Laroque de Rodez,
accompagnés par Neus
Viala, une habituée des
« Rencontres… »
Et en clôture, l’équipe des
« Rencontres… »
n’a pas résisté à partager,
avec vous, le
plaisir de revoir "Rocco et ses frères"
de Luchino Visconti.
Bonnes randonnées, sur
ces
contrées cinématographiques
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