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      13ème Rencontres... à la campagne
 

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      Au programme
 

Balades, flâneries, rencontres d’artistes, cheminements…

Choisissez vos chemins de traverse,

à la découverte des propositions du programme.


Itinéraire « Art et cinéma » , le cinéma, non comme extérieur à l’objet filmé et simple témoin, qui filmerait des œuvres ou bien des artistes, mais le cinéma comme œuvre conjuguée à d’autres disciplines artistiques, toutes en jeu dans le même processus de création.

Ø Arpentez et découvrez Pedro Costa et les Straub, avec Cyril Neyrat.

Pourquoi Pedro Costa et Danielle Huillet et Jean-Marie Straub ? Parce que ce couple mythique de cinéastes et Pedro Costa pratiquent des cinémas qui se ressemblent. Leur geste filmique, plonge tous les protagonistes - filmeur, filmé et spectateur- dans un vrai processus de création. Personne n’est objet et chacun possède la claire conscience de son implication dans ce processus. Le spectateur, lui, est responsable de ce qu’il découvre, de sa propre mise en jeu/je par le film…

Voyez « Ne change rien » né de l’amitié entre Jeanne Balibar et Pedro Costa, et tout de suite après, « Chronique d’Anna Magdalena Bach » des Straub. La musique, plus que le sujet, est la matière du film. L’image, en noir et blanc, dans des décors dépouillés, des plans serrés ne montrant que le nécessaire, est en parfait accord avec la musique de Bach, musicien de cour dans l’Allemagne du XVIIIème siècle.

Voyez aussi « Dans la chambre de Wanda » et « En avant jeunesse », deux documentaires où les filmés recréent leur propre rôle. Pedro Costa sera là et son ami et critique de cinéma Cyril Neyrat aussi, qui nous accompagneront dans la découverte !

Ø Littérature ? Peinture ? Chorégraphie ? Musique ? Opéra ?

« Jules et Jim » : François Truffaut a « adapté » (est-ce bien le mot ?) le premier roman de Henri-Pierre Roché, écrit alors qu’il avait 74 ans.... Truffaut, avant de faire des films, était un critique polémiste. Il avait, entre autre, fustigé cette forme d’adaptation d’œuvres littéraires à l’écran, qui consiste à écrire un scénario de pièce de théâtre et à filmer. Pour « Jules et Jim », il travaillera plus d’un an avec Jean Gruault, un scénariste, avec l’objectif de rester complètement fidèle au rythme et à l’écriture du récit de Henri-Pierre Roché dont il admirait le style, qu’il comparait à celui de Jean Cocteau. Cyril Neyrat, chargé de cours à l'université Paris III-Sorbonne Nouvelle, nous accompagnera dans l’analyse de cette « adaptation ».

« Pierre Talcoat : atelier ouvert » suivi de « Pierre Soulages : été 86 » : Michel Dieuzaide, amateur, collectionneur d’œuvres d’art et .cinéaste discret, respectueux de ceux qu’il donne à voir, nous fait rencontrer le peintre. Le réalisateur sera là, ainsi que Benoît Decron, conservateur du musée Soulages de Rodez. Un conservateur de musée est, aussi, engagé dans un processus de création quand il met en scène, dans un lieu, les œuvres à exposer.

« The Red schoes » puis les films de et autour de Jackie Raynal, « Merce Cunningham » et « Fun and game for everyone » nous parleront de danse, chorégraphie, et du groupe Zanzibar qui savait, entre 1965 et 1975, conjuguer sur un même évènement bien des disciplines artistiques et conviait Jean Cocteau, Salvador Dali, Philippe Garel, Bernadette Laffont… Vous les verrez dans « Fun and Game… » !

Pour ces deux derniers films, carte blanche de la Cinémathèque de Toulouse, nous aurons le plaisir d’accueillir Jackie Raynal sur un « Métier de cinéma » animé par Natacha Laurent, déléguée générale de la Cinémathèque.

« One+one » En 1969 (même période), Jean-luc Godard filme des scènes de contestations politiques avec des membres des Black Panthers, montées en parallèle avec des séances d'enregistrement des Rolling Stones. L’originalité du montage restitue les réalités de la composition de la musique rock et nous fait entrer dans la musique au travail, en pleine création.

Dans « Tosca », dès les premières séquences, Benoît Jacquot affirme sa liberté de ton, et renouvelle totalement les modes de l’opéra filmé…Il met au cœur de son film, le travail des interprètes qu’il donne à voir, avec une sobriété…éclatante ! L’émotion surgit, bouleversante, conquérante !

Itinéraire « migrations » Emboîtez le pas de ces migrants qui se racontent (documentaires), entrez dans des histoires (fictions) pour des voyages :

« La traversée » : Chaque été, ils sont nombreux à transiter par la mer entre la France et l’Algérie... Le temps d’une traversée, des portraits dressés par la rencontre entre la réalisatrice, Elisabeth Leuvrey (dont la famille est restée en Algérie après l’indépendance), et les passagers disent des vies, des appartenances en question. Le cheminement de la réalisatrice vers elle-même est sous jacent discret, beau … Elle est sur le seuil de deux cultures…

« Phalènes » Un huis clos en plein air entre deux mondes. Deux hommes, la quarantaine, rêvent d’un ailleurs qu’ils se préparent à atteindre. Ce soir là, n’est donc pas comme les autres. Dans la nuit, dans l’attente, ils se racontent leur vie, leurs rêves…

« Les arrivants » : Claudine Bories et Patrice Chagnard font de leur documentaire une histoire d’humanisme, devenue épopée captivante, ou l’absurde, le loufoque, la comédie enfin, fleurissent comme par effraction, entre les murs gris d’un organisme parisien d'aide aux victimes de persécutions, venues du monde entier.

Le film est loin d’être une ode simplette à la com­passion et au dévouement ! ! !

« Mouton noir » : Thomas Mauceri, le réalisateur, est né ulotriche (avec le cheveu crépu). Il décide de questionner son métissage. Du village breton de son arrière grand-mère, au Congo, pays d’origine de son père, en visitant quatre salons de coiffure, Thomas nous entraîne dans un voyage capillaire. Sujet futile direz-vous ? Et bien non !!! Sur le seuil il se trouve aussi !

« Dans la chambre de Vanda » et « En avant jeunesse » parlent aussi de migrations. Pedro Costa a séjourné dans le quartier de Fontainhas dans la banlieue de Lisbonne, pendant le tournage de « Dans la chambre de Vanda ». Là, vivent des migrants capverdiens. Quand il y revient pour tourner « En avant jeunesse », le quartier est entièrement démoli et ses habitants, que l’on retrouve, « relogés »…

Autre chemin de traverse : les avant-premières

Deux avant-premières et une reprise d’un film d’un des deux auteurs.
Dans « Chantrapas » (présenté à Cannes hors compétition) visiblement, Otar Iosseliani se régale avec humour et dérision et sur un mode burlesque, fait de comique de situation, dans une comédie ouvertement autobiographique où Pierre Etaix, disciple du maître Jacques Tati lui donne la réplique ! Otar Iosseliani pose la question du processus de création soumis aux aléas de la censure. Censure politique, mais aussi, censure des producteurs plus souvent attachés à la perspective de bonnes recettes qu’à la qualité artistique d’une œuvre

« Un homme qui crie », du Tchadien Mahamat Saleh Haroun, tourné au coeur d'un pays dévasté par la guerre civile, raconte la relation entre un père et un fils en plein conflit. Avec sa mise en scène épurée, frontale et presque rugueuse, le film est une fable intemporelle et universelle sublime. Prix du jury à Cannes

Voyez « Daratt » du même auteur tout de suite après ! L’histoire, tournée en 2006, après l’amnistie de tous les criminels de guerre, d’un grand père qui confie une drôle de mission à son petit-fils : tuer celui qui à tué son propre fils.

Les rendez-vous habituels

La nuit du court métrage qui propose, en première partie, un clin d’œil à la comédie musicale : thématique principale oblige !

Le dimanche après midi en famille

« L’illusionniste » du même auteur que « Les triplettes de Belleville » et à partir d’un scénario inédit de Jacques Tati. Quel plaisir pour les petits et les grands ! En famille ! Je vous dis…

« Mafalda » adaptation cinématographique de la bande dessinée du même nom. Une plongée dans l’univers des plus petits et leurs interrogations !!!Alors les parents…

Le film d’atelier, « Portraits de femmes paysannes aveyronnaises », réalisé par les étudiants du lycée Laroque de Rodez, accompagnés par Neus Viala, une habituée des « Rencontres… »

Et en clôture, l’équipe des « Rencontres… » n’a pas résisté à partager, avec vous, le plaisir de revoir "Rocco et ses frères" de Luchino Visconti.

Bonnes randonnées, sur ces contrées cinématographiques




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