| | Tradition oblige, d’abord tous mes vœux à tous les amis du cinéma de Rieupeyroux : les spectateurs bien sûr, et parmi eux, tous ceux qui oeuvrent à la réussite et à la vitalité de la salle.
L’année 2011 a été très bonne en terme de programmation et par conséquent de fréquentation. Plus de 11 500 spectateurs cette année, soit près de 20% d’augmentation par rapport à 2010 ou 2009. Je ne peux que souhaiter qu’une même progression pour 2012. Je peux vous assurer de notre détermination du meilleur de la production mondiale et nationale et, quand nous le pouvons, de doubler cette découverte des œuvres de rencontres éclairantes et, me semble-t-il, toujours intéressantes (voir depuis la Toussaint, la rencontre avec Nicolas Gayraud autour de son film avec des sœurs de l’Abbaye de Bonneval et la rencontres avec Yanik Le Guillou à propos de la Grotte Chauvet).
Tradition oblige également, mon classement des meilleurs films vus à Rieupeyroux cette année, ceux dont les images m’ont marqué et ont imprimé dans ma mémoire saturée une trace durable et originale.
1. Essential Killing de Jerzy Skolimovski (Pologne)
2. Melancholia de Lars Von Trier (Danemark)
3. L’Etrange affaire Angelica de Manoel de Oliveira (Portugal)
4. Drive de Nicolas Winding Refn (Etats-Unis)
5. Restless de Gus Van Sant (Etats-Unis) et Habemus Papam de Nanni Moretti (Italie)
6. Un amour de jeunesse de Mia Hansen-Love (France)
7. Les Neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian (France)
8. La Dernière Piste de Kelly Reichardt (Etats-Unis)
9. Le Gamin au vélo des frères Dardenne (Belgique)
10. Another Year de Mike Leigh (Royaume-Uni) et Une Séparation de Asghar Farhadi (Iran)
Mon palmarès laisse de côté des films très attendus mais qui ne m’ont pas totalement convaincu : The artist au scénario faiblard, Polisse très intéressant mais inégal quant aux choix de réalisation, L’apollonide aux images très soignées mais à l’objet parfois ennuyeux… Voilà pour les français ! Il laisse de côté la Palme d’Or de Terrence Malick auquel je préfère Melancholia mais dont je reconnais l’ambition, le dernier Almodovar, le western des frères Cohen et Black Swan de Darren Aronofsky.
Mon palmarès fait la part belle aux auteurs européens et fait se cotoyer des cinéastes âgés (Manoel de Oliveira a eu 103 ans) et bien plus jeunes (Mia Hansen-Love ou Winding Refn). Je tiens à mettre en avant quelques premiers films très prometteurs : Tomboy de Céline Sciamma (France), Animal Kingdom de Davis Michôd (Australie) et Attenberg de Athina Rachel Tsangari (Grèce) et bien sûr trois documentaires : Le Président d’Yves Jeuland, Waste Land de Lucy Walker sur Vik Muniz, artiste brésilien exposant à Avignon jusqu’en mai et Tous au Larzac de Christian Rouaud.
Si vous souhaitez commenter ce classement, proposez le vôtre, vos retours sont très attendus.
Guy Pezet |